Depuis 18 ans, l’Association française de soutien aux enfants atteints par la dioxine (VNED, Viet Nam, les Enfants de la Dioxine), regroupant des français amis du Viet Nam, a toujours été aux côtés des vies malheureuses au Viet Nam. Par une aide concrète et efficace, les familles qui ont des enfants atteints ont pu regagner leur confiance dans leur lutte contre le handicap de leur enfant.
Mme Ta Thi Thinh, représentante de VNED au Viet Nam, a répondu dans un interview à VOV5 sur les sentiments de fraternité et de soutien des amis français pour le Viet Nam.

Mme Ta Thi Thinh, représentante de VNED au Viet Nam. Elle s’est consacrée depuis une dizaine d’années à cette activité solidaire.Le principe directeur de VNED est de ne pas faire la différence entre les enfants qui sont reconnus atteints par la dioxine avec ceux qui ne sont pas encore, mais de rechercher si leur situation réelle nécessite notre aide.
Depuis 18 ans, l’Association française de soutien aux enfants atteints par la dioxine (VNED, Viet Nam, les Enfants de la Dioxine), regroupant des français amis du Viet Nam, a toujours été aux côtés des vies malheureuses au Viet Nam. Par une aide concrète et efficace, les familles qui ont des enfants atteints ont pu regagner leur confiance dans leur lutte contre le handicap de leur enfant.
Mme Ta Thi Thinh, représentante de VNED au Viet Nam, a répondu dans notre interview sur les sentiments de fraternité et de soutien des amis français pour le Viet Nam.

Ha Linh (HL).- Bonjour Mme Ta Thi Thinh. Nous savons que l’Association VNED, dédiée au soutien des enfants victimes de la dioxine, a depuis longtemps travaillé avec efficacité au Viet Nam. Pouvez-vous nous donner plus d’informations sur ces amis français solidaires du Viet Nam.


Ta Thi Thinh (TTT).- C’est bien une association humanitaire des amis français qui aiment réellement le Viet Nam. Ce sont des gens normaux comme il en existe dans tous les pays, mais à cause de cet amour, ils veulent aider les personnes dans la misère ici. Ils appartiennent à toutes les couches sociales : retraités, docteurs, enseignants, ouvriers, ingénieurs, femmes au foyer, religieux. La plupart a des connaissances sur l’histoire et la civilisation vietnamiennes, et ils s’intéressent à la situation au Viet Nam, surtout à la situation humanitaire après ces longues années de guerre. Beaucoup ne sont pas encore venus au Viet Nam, mais ils sont au courant de ce qui se passe chez nous à travers les média. L’association VNED a été créée en 2001, après la visite en France de Mme Nguyen Thi Binh, alors Vice-Présidente du Viet Nam. Les personnes aidées sont surtout des enfants âgés de moins de 17 ans, venant des familles pauvres des anciens combattants qui avaient été dans les zones d’épandage des défoliants pendant la guerre.

HL.- Quelles sont les formes d’aide de l’Association pour les centaines de famille de victimes ?


TTT.- D’habitude l’Association aide les familles des victimes sous 3 formes. D’abord par le parrainage des enfants, même ceux qui ne sont pas scolarisables. On donne à chaque famille plus de 5 millions de dong (200 €) par an. Cette somme est distribuée 2 fois par an. La 2è forme d’aide est les bourses pour les enfants scolarisés. Chaque bourse est de 3 millions de dong (120 €). La 3è forme est le prêt sans intérêt pour le développement économique familial (micro-crédit) : le micro-crédit est une somme de 10 millions (400 €) pour une période de 3 ans. Cette somme est modeste mais suffisante pour que les familles puissent par elles-mêmes améliorer leurs conditions de vie, et sortir de la pauvreté par un projet tel que l’élevage. En outre les enfants sont aidés en cas de maladie ou d’opérations chirurgicales. L’argent est toujours remis en mains propres et en temps voulu.


HL.- Comment votre association VNED basée en France coopère-t-elle avec les autres associations humanitaires au Viet Nam? Et quel est le travail du représentant de VNED au Viet Nam ?


TTT.- Le siège de notre association VNED est bien en France. VNED a des représentants sur tout le territoire vietnamien : au Nord, au Centre, au Sud. Bien sûr le travail de VNED a le soutien de 3 organisations humanitaires majeures du Viet Nam : Ce sont la Croix Rouge, le Fonds de Protection des Enfants et l’Association des Victimes de l’Agent Orange. Après que ces organisations nous envoient les dossiers des familles dans le besoin, nous procédons à des enquêtes complémentaires. Nous allons sur place pour avoir une vue d’ensemble sur la situation de la famille. Ensuite le dossier est envoyé en France et VNED décidera en connaissance de cause sur la forme d’aide à accorder à la famille. L’argent envoyé de France sera remis à la famille en mains propres.

Entre le siège de VNED en France et les familles au Viet Nam bénéficiant d’un parrainage ou d’une bourse, nous avons des échanges continus pour tenir compte dans le changement dans la situation familiale. Les enfants qui ont une bourse envoient en France leurs résultats scolaires annuels. Je crois que le facteur le plus important de cette action est bien le soutien moral aux familles. Ces familles ont constaté que des personnes vivant très loin, des personnes qui ne les connaissent absolument pas, ont cependant accepté de partager avec elles leurs douleurs et leurs difficultés. Ceci les conduit à plus de courage et de volonté pour surmonter leur sort contraire. Il y a déjà des enfants qui avaient bénéficié de l’aide de VNED, qui ont grandi et qui travaillent actuellement, et qui reviennent vers VNED pour y apporter leur temps et leur enthousiasme.
Ce retour aux sources nous apporte une atmosphère de bonne volonté, et de solidarité humaine.

 

HL.- Depuis ces 18 ans, l’Association VNED a aidé financièrement beaucoup de familles dans le malheur à cause de l’Agent Orange. Comment gérez-vous ce flux d’argent ?


TTT.- Le mode de fonctionnement est l’envoi direct de l’argent dans un compte de l’Association, au début de chaque année. En plus, on organise des manifestations artistiques, culturelles, des repas de solidarité pour informer le public sur les séquelles de l’agent orange au Viet Nam, et sur les activités de VNED. Après leur visite au Viet Nam, beaucoup de bienfaiteurs français ont acheté des produits artisanaux vietnamiens (broderies, articles en soie...), pour les revendre en France et donner ensuite l’argent à VNED. Les séances de projection de films sur l’Agent Orange sont aussi l’occasion de parler des dossiers de parrainage de VNED. Beaucoup de familles françaises ont motivé leurs enfants à correspondre avec des enfants vietnamiens dans les familles aidées.
Si VNED a travaillé sans problèmes durant ce long laps de temps, c’est aussi dû à une gestion financière transparente, et dans le cadre des exigences de la loi sur les associations de 1901.

Le travail de VNED est certainement infime dans la société vietnamienne, où on compte encore de nombreuses existences en détresse. Notre critère est de ne pas faire la différence entre les victimes reconnues de l’Agent Orange, et celles qui ne le sont pas encore, mais de constater leur situation réelle pour décider de l’aide. Maintenant l’activité de VNED ne se limite pas à la France, mais s’étend aussi en Belgique, en Suisse et Allemagne.
Comme je travaille dans le domaine humanitaire, je suis particulièrement admirative, et aussi émue, envers ces sentiments admirables que nos amis français ont réservés pour le Viet Nam. Leur engagement est pour moi comme une motivation pour bien travailler au service de notre communauté.


HL.- Merci et Bonne continuation.

Réalisé par Ha Linh pour VOV5, le 3 Avril 2018

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