Texte traduit de l'article en vietnamien ( https://www.voatiengviet.com/a/mỹ-chọn-công-ty-việt-nam-làm-nhà-thầu-chính-trong-dự-án-xử-lý-dioxin/5813835.html ) par M. Cung Dang :

Les États-Unis ont récemment annoncé qu'ils avaient attribué pour la première fois la maîtrise d'œuvre à une entreprise vietnamienne pour une construction dans le projet de traitement de la dioxine de la base aérienne de Biên Hòa, projet dirigé et financé par l'Agence Américaine de Développement International (USAID).

L'USAID a déclaré que, dans le cadre de ce contrat, certaines zones à l'intérieur et à l'extérieur de la base fortement contaminées aux dioxines seront traitées, y compris les zones à circulation dense et qui présentent un risque élevé d'exposition.

L'entrepreneur vietnamien prendra également en charge la construction, dans une excavation, d'une installation de stockage à long terme ainsi que les voies d'accès et des barrières.

Selon l'Agence Américaine pour le Développement International, la décision ci-dessus contribuera à "élever le niveau de compétence des entrepreneurs vietnamiens dans la mise en œuvre des techniques modernes de remise en état de l'environnement et à promouvoir l'indépendance technologique du pays".

Lire la suite : Les États-Unis ont choisi une entreprise vietnamienne comme maître d'œuvre du projet de traitement...

Article publié le 25 janvier sur le journal Reporterre.net dont voici un extrait :

reporterre.net

L’« agent orange », le poison de la guerre du Vietnam, en procès

Le procès contre l’« agent orange », cet herbicide qui a empoisonné des millions de personnes durant la guerre du Vietnam, commence lundi 25 janvier. La victime, Tran To Nga, se bat depuis des années pour que le préjudice soit reconnu.

C’est le procès du premier écocide de l’histoire. Celui de l’« agent orange », un puissant défoliant dont 80 millions de litres ont été déversés sur le Vietnam par l’armée étasunienne entre 1964 et 1975. Le but : anéantir la forêt où se réfugiaient les combattants vietcongs et détruire les récoltes. Au total, entre 2,1 et 4,8 millions de Vietnamiens ont été directement exposés (selon une étude publiée dans la revue Nature en 2003), auxquels il faut ajouter des Cambodgiens, des Laotiens, des civils et militaires étasuniens et leurs divers alliés.

Tran To Nga se bat depuis six ans pour toutes les victimes de l’agent orange.

Parmi ces victimes de cette dioxine, Tran To Nga, une Franco-Vietnamienne qui se bat depuis des années pour que justice soit faite. Ce lundi 25 janvier, après six ans de patience et dix-neuf reports d’audience, elle fera enfin face aux responsables de ses souffrances. « Je n’éprouve pas de haine. Je souhaite simplement que le crime soit reconnu et que la justice soit faite », explique-t-elle d’une voie douce, lors d’une conférence de presse organisée par son collectif de soutien, Vietnam-Dioxine, le 21 janvier.
Ce procès au civil n’est pas seulement un combat individuel

Lire la suite : Reporterre : L’« agent orange », le poison de la guerre du Vietnam, en procès

Article publié dans le journal " Le Monde " dont voici un extrait

lemonde.fr

« Agent orange » : Tran To Nga, une femme en guerre contre les géants de l’agrochimie

Martine Valo

Par Martine Valo

Publié le 19 janvier 2021 à 00h50 - Mis à jour le 19 janvier 2021 à 06h23

REPORTAGE : Cette Franco-Vietnamienne au parcours d’exception poursuit devant la justice française Dow Chemical et d’autres firmes, pour avoir fourni à l’armée américaine des pesticides ultratoxiques déversés autrefois sur le Vietnam.


Des boîtes de médicaments sont dispersées sur la table basse devant le canapé. Un beau portrait de femme – sa mère – est accroché au mur à côté de la Légion d’honneur décernée en 2004 par Jacques Chirac. Côte à côte, plusieurs Bouddha et une statuette de la Vierge veillent sur le salon de Mme Tran, 78 ans. L’endroit n’a rien d’un QG de campagne. C’est pourtant d’ici, au rez-de-chaussée d’un immeuble tranquille situé dans l’Essonne, que cette grand-mère franco-vietnamienne, à l’allure frêle, livre l’ultime combat d’une vie d’une incroyable richesse.
Née en mars 1942, Tran To Nga grandit dans une Indochine qui s’oppose de plus en plus ouvertement au colonisateur français. A la demande de sa mère, très impliquée dans la lutte pour l’indépendance, l’intrépide fillette, francophone, porte bientôt des messages secrets dans son cartable d’écolière. Dans les décennies suivantes, elle s’engagera corps et âme dans la guerre au Vietnam.
« Tête de mule »
Le 5 janvier 1966, avec plus de 200 autres jeunes gens, elle s’élance à pied, à travers jungles et montagnes, sur l’interminable piste Truong Son rebaptisée piste « Ho Chi Minh », reliant sur plus de 1 000 kilomètres le nord au sud du pays. Son but : « libérer », avec ses compagnons communistes du Nord, la partie sud, dont les autorités sont soutenues par les Américains et leurs 180 000 soldats. « J’ai marché pendant quatre mois avec mon ballot “crapaud” sur le dos, assure-t-elle fièrement. J’étais toute mince alors mais en bonne forme, jamais malade, à la différence de mes camarades. » Elle vit des années dans le maquis, y accouche seule, puis elle endure la prison et la torture, enceinte à nouveau. D’autres épreuves l’attendent ensuite. Sans l’abattre. « Je suis une tête de mule. »
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La suite à lire sur  le monde 

Le texte de pétition de soutien à Tran To Nga et aux victimes de l'agent orange est publiée ci-dessous .

Vous pouvez la télécharger à l'aide de ce lien .

La pétition signée est à envoyer soit :

  • à l'adresse electronique : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
  • ou à l'adresse postale :
    Thuy Tien HO, 9 rue des Stins, 14114 Ver sur Mer (France)

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Soutien à Tran To Nga et aux victimes de l’agent orange-dioxine

Madame, Monsieur,

En 2014, Tran To Nga a porté plainte contre les firmes américaines, dont Monsanto et Dow Chemical, qui ont produit l’agent orange déversé par les Américains sur le Vietnam pendant la guerre du Vietnam. Après plusieurs reports, la date des plaidoiries est fixée au 25 janvier 2021 au Tribunal de grande instance d’Evry. Ce procès est historique car Tran To Nga, qui a la double nationalité française et vietnamienne, est actuellement la seule à pouvoir intenter un tel procès.

Une catastrophe écologique

Rappelons que le 10 août 1961, s’amorce la plus grande guerre chimique de l’Histoire, décidée par le président J-F Kennedy. L'armée américaine veut raser le couvert végétal afin d'empêcher les résistants de s'y camoufler, et détruire les récoltes afin d'affamer les populations villageoises et les empêcher de nourrir les combattants. Cette guerre chimique va durer 10 ans. Durant cette période, d'après le rapport Stellman, ce sont 77 millions de litres d’herbicides qui ont été déversés. Sur un total de 2,6 millions d'hectares, soit 10 % de la superficie du Sud Vietnam. Les zones épandues ont été "traitées" en moyenne 5 fois, certaines zones ayant reçu jusqu'à 10 épandages successifs. 50 % des forêts de mangrove ont fait l'objet d'épandages, 400 000 hectares de terres agricoles ont été polluées.

Lire la suite : Pétition de soutien à Tran To Nga et aux victimes de l'agent orange

Nous relayons ici le Communiqué de soutien à Mme Tran To Nga , dont voici le lien

COMMUNIQUÉ DE SOUTIEN À TRAN TO NGA 25.01.2021

« Ce 30 juin 1968, mes camarades [de résistance] se pressent à la porte de ma cabane, une pièce unique au toit de feuilles et au sol de terre battue. Sous leurs regards attendris, je suis la plus heureuses des mamans, ma fille au creux des bras, une poupée pelotée de trois kilos. Elle ne crie pas, ne pleure pas, me fixe de ses yeux ronds d’étonnement. Nous l’appellerons Viêt Hai, la mer du Vietnam. » (Tran To Nga, Ma terre empoisonnée, Stock, 2018, p. 142-143).

Pour cette jeune et radieuse journaliste de 26 ans missionnée par la « résistance antiaméricaine » sur la « piste Ho Chi Minh » qui serpente entre le Sud-Vietnam et le Cambodge, le bonheur maternel sera de courte durée. Quelques mois plus tard, atteinte d’une cardiopathie congénitale rare et impossible à soigner dans la jungle, Viet Hai rend son dernier souffle. Elle n’a pas 18 mois. Convaincue d’être elle-même responsable de la mort de son enfant à cause de la dureté de sa vie clandestine, Tran To Nga se culpabilisera longtemps. Jusqu’à la découverte – la révélation – d’un article scientifique sur les ravages de la dioxine contenue par les défoliants dont le président Kennedy avait autorisé l’usage au Sud-Vietnam, le 30 novembre 1961, à des fins militaires de destruction du couvert végétal et des rizières : « Je n’ai su la vérité que quarante ans plus tard : elle était déjà condamnée dans mon ventre, empoisonnée par l’agent orange » [Ibid. p.154].

Lire la suite : Communiqué de soutien à Tran To Nga

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Cette section est dédiée à la publication des informations relatives au procès intenté par Mme Tran To Nga contre les compagnies chimiques américaines , responsables de la fabrication et de la fourniture des millions de litres d'agent orange , lesquels ont été déversés par l'armée américaine dans le Sud du Vietnam durant la période allant de 1961 à 1971 .

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